L'accompagnement en 3D
Les trois dimensions de l’accompagnement
Un accompagnement prend forme dans un contexte ou à cause d’une situation particulière et il amènera l’accompagnant et la personne accompagnée à se mobiliser autour d’objectifs communs. Que ce soit dans un cadre ponctuel ou à plus long terme, un accompagnement a besoin de trois éléments fondamentaux pour se réaliser : une destination, du temps et une relation.
1. Une cible ou une destination à atteindre
Pour prendre forme, un accompagnement requiert une destination ou minimalement un point intermédiaire à atteindre. Tôt ou tard la question de la destination fera surface et si celle-ci n’est pas partagée, l’accompagnement pourra difficilement se maintenir. La destination commune est en quelque sorte une condition de réussite fondamentale puisqu’elle permet aux acteurs de travailler dans le même sens. Dans les moments de tempête, la destination partagée pourra faire office de phare.
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♦ Est-ce que l’objectif qui réunit les acteurs impliqués dans l’accompagnement est explicite, réalisable et mutuellement partagé?
♦ Si certaines étapes sont requises pour atteindre la cible, sont-elles connues et acceptées?
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2. Du temps pour atteindre l’objectif partagé
Le temps requis pour atteindre une cible peut varier selon la nature de la cible, mais aussi selon le rythme et les conditions de réalisation. Concrétiser un changement complexe, qui interpelle de nouvelles perspectives et la création de nouvelle façons de faire peut soulever des résistances, particulièrement lorsque les personnes ou organisations ne se sentent pas parties prenantes des décisions menant à des changements. De plus, parfois les conditions de réalisation ne sont pas toutes réunies pour passer à l’action et un travail préalable est nécessaire. Évaluer le temps que peut prendre un changement n’est pas une mince tâche. Heureusement, il est plus facile d’estimer le temps nécessaire pour réaliser les activités contribuant au changement.
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♦ Est-ce que le temps requis afin de réaliser les étapes (et composer avec leurs exigences) pour atteindre la cible est adéquat pour les parties impliquées?
♦ A-t-il été mutuellement convenu?
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3. Une relation mutuellement satisfaisante
De quoi ont besoin les personnes/organisations dans cette relation d’accompagnement? Quelle est la contribution de chacune des parties dans la relation? Une relation d’accompagnement peut difficilement être libre de tout intérêt. Lorsqu’un bailleur de fonds offre un soutien et de l’accompagnement à des communautés locales, c’est parce que leurs réalisations contribueront à atteindre les cibles qu’il s’est fixées.
Pour que la relation soit mutuellement satisfaisante, on peut s’attendre à ce que chaque partie contribue à la réalisation des cibles des autres (à condition bien sûr qu’elles soient explicites). Par exemple, un bailleur de fonds peut contribuer par un financement ou des ressources structurantes à la réalisation d’actions locales. Cependant, pour que les communautés identifient les actions qui répondront à leurs besoins, la relation doit leur permettre une autonomie suffisante pour explorer leurs propres visées. Ceci permet une posture plus égalitaire avec un bailleur de fonds, ce qui sera utile pour identifier les visées compatibles.
Une relation d’accompagnement ne produit pas les mêmes résultats pour tous. Elle peut cependant permettre que chaque partie puisse tirer des bénéfices valables en lien avec ses propres intérêts. Dans une relation d’accompagnement existe nécessairement un certain rapport de pouvoir. Lorsqu’on apporte une expertise particulière ou qu’on donne accès à des ressources financières, cela peut placer un acteur en position de forte influence par rapport à l’autre. Ceci n’est pas automatiquement problématique, dans la mesure où la situation est nommée et mutuellement comprise.
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♦ Qu’est-ce que la relation d’accompagnement risque d’apporter aux personnes/organismes impliqués?
♦ Quelles sont les contributions possibles des différents acteurs?
♦ Est-ce qu’il y a des conditions de départ à l’accompagnement? D’autres conditions pour la suite de l’accompagnement?
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