Étape 3 - Vision commune

La vision commune est comprise comme une description attirante et inspirante d’un état de fait souhaité dans le futur par une communauté. Pour être utile dans un cycle de développement, la vision devrait être suffisamment précise pour que l’on puisse « entrevoir et dégager » les nouvelles caractéristiques d’une communauté, soit ce qui s’y passe de différent, ce qui a changé dans la vie des personnes qui y habitent ou y travaillent. Pour utiliser une métaphore, la vision commune est la destination, et elle doit être suffisamment claire pour que les acteurs d’une communauté puissent avoir une idée du chemin pour s’y rendre.

Pourquoi élaborer une vision commune? 

  • Travailler dans la même direction et vers un objectif commun;
  • Créer un espace propice à la coopération et à la négociation (Win-Win);
  • Réduire la turbulence créée par beaucoup d’actions distinctes, non coordonnées et non alignées;
  • Favoriser l’empowerment des membres de la communauté;
  • Mobiliser plus largement, au-delà des TLM (toujours les mêmes) et des acteurs « mandatés »;
  • Identifier les actions à réaliser;
  • Guider les adaptations à faire en cours de route (étant donné la courte durée de vie des plans d’action).
  • Une fois déclinée puis approfondie, elle peut être utile à diverses initiatives.

La vision commune en quatre temps

La vision commune en quatre temps

Source: MarOliver W. Markley, "The Fourth Wave: A Normative Forecast for the Future of "Spaceship Earth", (University of Houston-Clear Lake).

Une fois élaborée, une vision commune peut évoluer en quatre temps. On examine d’abord le futur souhaitable, soit ce qui relève des grandes aspirations collectives ou de la direction générale du changement. On examine ensuite le futur possible, c’est-à-dire l’ajustement du futur souhaitable à l’analyse des tendances actuelles, des ressources pouvant être acquises et des forces de la collectivité. Une fois le futur possible identifié, des actions peuvent être entreprises pour le concrétiser. Au fur et à mesure que le travail progresse, ce qui peut paraître initialement impossible pour certains sceptiques, commence à devenir de plus en plus possible. Une fois qu'un certain nombre d'actions produisent des effets, le futur possible commence à devenir le futur probable. À ce moment, l'adhésion devient plus facile et le passage d'un futur probable au futur réalisé peut davantage se concrétiser.

 

Dimensions à considérer pour une vision claire et partagée 

  • Une communauté n’est pas monolithique dans ses valeurs et ses intérêts et il est important de reconnaître et de coconstruire la vision à partir de différents schèmes de valeurs existants. Car ceux-ci changent très lentement. Il faut donc composer avec et ne pas les mettre de côté.
  • La recherche des aspects transversaux (ceux vers qui les acteurs convergent déjà) permet généralement de mobiliser plus largement.
  • Bien que les intérêts puissent diverger, les idéaux peuvent aider à faire converger les acteurs.

 

Habiletés pour faciliter l’élaboration d’une vision commune 

  • Créer des conditions permettant de visualiser un futur inspirant et rassembleur.
  • Transparence : pour partager l’information significative.
  • Construire des analyses collectives à la suite du partage d’informations.
  • Valider les analyses et les orientations au fur et à mesure pour construire des terrains communs d’entente.
  • Pouvoir composer avec des périodes chaotiques.
  • Pouvoir faire des deuils pour composer avec des situations nouvelles.
  • Rationaliser la notion « d’intérêt » qui fait partie de la démarche.

 

Méthodes pour élaborer une vision commune

Pour s’assurer de la validité et de la pertinence d’une vision commune, il peut être intéressant de l’intégrer à des travaux de planification stratégique. Ceci permet de tester la faisabilité de la vision. Dans la section sur la planification stratégique, vous trouverez différentes méthodes ayant fait leurs preuves pour élaborer une vision commune.

Retour haut de page