Pourquoi miser sur le pouvoir d'agir ?
Quels avantages y a-t-il?
La stratégie de mobilisation présentée dans ce site se situe dans la perspective du développement du pouvoir d’agir (empowerment) tant des communautés que des individus et organisations qui la composent (ceux-ci étant indissociables). Cette perspective favorise la mise à contribution des individus ou des communautés concernés dans l’élaboration et la mise en œuvre de changements adaptés à leur réalité et à leurs aspirations. Il s’agit d’un avantage considérable dont les multiples effets vont du respect de la dignité des personnes et des communautés en question à l’atteinte de résultats plus probants et plus durables, en passant par une réduction de leur dépendance envers ceux et celles qui leur fournissent un soutien tels les organisations communautaires, les institutions publiques et l’État.
Le pouvoir d’agir peut en fait :
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aider les personnes et les collectivités appauvries à franchir les barrières psychologiques de la stigmatisation et de la culpabilisation;
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accroître l’autonomie d’action, tant individuelle que collective, et donc, contribuer au développement d’une certaine résistance aux directives imposées par d’autres; et
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permettre aux personnes et aux collectivités de déterminer par elles-mêmes les voies à privilégier dans leur développement.
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La finalité ultime de la mobilisation est en quelque sorte que les communautés puissent devenir auteures et actrices des changements qui les concernent. En restaurant le statut d’acteur, elle permet de combattre l’inertie et l’impuissance face aux situations complexes qui les affectent.
Mais encore?
Lorsqu’il se situe dans une perspective de développement du pouvoir d’agir, le processus de mobilisation démultiplie les effets positifs car il :
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suscite un engagement concret dans des projets, des actions, etc.;
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permet aux acteurs de se définir eux-mêmes (qui sommes-nous?), de se connaître et de se reconnaître (quelles sont nos forces, nos difficultés et nos défis?) et de décider ensemble de leur orientation (que voulons-nous?);
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renforce le sentiment d’efficacité personnelle ou collective, notamment par les résultats de l’action, et augmente le sentiment de confiance en soi et dans les autres
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suscite l’espoir nécessaire au déploiement d’actions et d’activités;
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contribue au développement et au partage de savoirs (information, connaissances), de savoir-faire et de savoir être
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permet de développer de nouvelles compétences (politiques, démocratiques, etc.) et des vertus civiques (conscience de l’autre et de sa réalité, solidarité, etc.);
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renforce le sens de l’analyse et la capacité critique.
Les effets se situent donc tant au niveau des acteurs qui s’engagent dans un processus de mobilisation qu’au niveau des projets eux-mêmes (qualité, pertinence, pérennité, etc.). En somme, dans un tel processus de mobilisation, les acteurs peuvent développer toutes les dimensions de leur pouvoir d’agir (participation, compétences, estime de soi ou reconnaissance, conscience critique).
Pour en savoir plus :
Racine, Sonia et Richard Leroux (2006). « L’animation de groupe : une pratique à redécouvrir afin de développer le pouvoir d’agir des individus ». Revue canadienne d’évaluation de programmes, vol. 21, nº 3 : 137-162.